Groupe cyclique

En mathématiques et plus exactement en algèbre, un groupe cyclique, ou groupe monogène est un groupe dans lequel il existe un élément a tel que tout élément du groupe puisse s'exprimer sous forme d'un multiple de a.



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Groupe fini

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  • Si x + abZ est un élément inversible de l'anneau Z/abZ, c'est-à-dire si x est ... Par conséquent Un admet un sous- groupe non cyclique et n'est par conséquent pas cyclique.... (source : fr.wikiversity)

En mathématiques et plus exactement en algèbre, un groupe cyclique, ou groupe monogène est un groupe dans lequel il existe un élément a tel que tout élément du groupe puisse (en notation additive) s'exprimer sous forme d'un multiple de a. Sa structure est simple : il n'existe, à isomorphisme près, qu'un seul groupe cyclique illimité : le groupe Z des entiers relatifs, et (pour tout entier naturel n) qu'un seul groupe cyclique d'ordre n : le quotient Z/nZ de Z par le sous-groupe des multiples de n. Les groupes cycliques sont importants en théorie des groupes et généralement en algèbre. On les retrouve, par exemple, en théorie des anneaux et dans la théorie de Galois.

Définitions

Applications

Théorie des groupes

Article détaillé : théorie des groupes.

Les groupes cycliques sont importants, dans le contexte des groupes abéliens, à la fois pour l'étude des groupes abéliens finis et ceux de type fini. Ils sont en effet les éléments de base de la classification (cf le théorème de Kronecker) . Dans le cas des groupes finis non abéliens le théorème de Cauchy montre l'existence de nombreux sous-groupes cycliques. Ce théorème est utilisé pour la classification des groupes finis, même si fréquemment, certaines formes plus élaborées sont utilisées comme les trois théorèmes de Sylow.

Arithmétique

Article détaillé : Arithmétique modulaire.

En arithmétique ces groupes offrent un large répertoire d'outils et permettent de nombreuses démonstrations. Ces outils sont regroupés dans une branche des mathématiques appelée arithmétique modulaire. Ils se fondent sur l'étude des congruences sur l'anneau des entiers. On peut citer comme exemple le petit théorème de Fermat ou encore le théorème des deux carrés de Fermat avec la démonstration de Richard Dedekind. On peut toujours citer la loi de réciprocité quadratique qui repose sur des structures de groupes cycliques. Il existe de nombreux cas où le groupe sous-jacent est abélien fini et non cyclique. Cependant, comme tout groupe abélien fini est un produit direct de groupes cycliques (cf théorème de Kronecker) leur rôle reste prépondérant. On le trouve par exemple dans le théorème de la progression arithmétique. D'une façon plus générale, tout groupe abélien de type fini est toujours produit direct de groupes cycliques (mais certains des facteurs peuvent, cette fois, être cycliques illimités i. e. isomorphes à Z). On peut citer comme exemple d'application le théorème des unités de Dirichlet.

Théorie des anneaux

Article détaillé : théorie des anneaux.

Les groupes cycliques jouent un rôle dans la théorie des anneaux spécifiquement dans le cas des anneaux unitaires. En effet, l'unité de l'anneau génère (pour l'addition) un groupe cyclique, servant à définir la caractéristique d'un anneau.

Théorie de Galois

Article détaillé : Théorie de Galois.

Dans le cas spécifique des corps commutatifs, les groupes cycliques ont aussi un rôle essentiel. Une telle structure possède un groupe associé appelé groupe de Galois. Le théorème d'Abel-Ruffini indique que les propriétés de commutativité sont principales pour comprendre la théorie des équations. Le théorème de Kronecker-Weber montre que la compréhension de la résolution des équations algébriques est principalement liée à la structure des extensions cyclotomiques dont le groupe de Galois est cyclique.

La théorie de Galois permet aussi de construire l'ensemble des corps finis, intimement associés à la structure de groupes cycliques. Ainsi le groupe additif est un produit direct de plusieurs occurrences d'un groupe cyclique et le groupe multiplicatif est cyclique.

Théorie de l'information

Article détaillé : Théorie de l'information.

La théorie de l'information utilise beaucoup les groupes cycliques. Un élément essentiel de la cryptologie se fonde sur le fait qu'il est assez simple de construire un grand nombre premier mais complexe de décomposer un grand nombre en nombres premiers. Ce principe est à la base du Code à clé publique RSA. Les algorithmes de décomposition, appelés test de primalité se fondent particulièrement le plus souvent sur les groupes cycliques. On peut citer comme exemple ceux de Fermat de Miller-Rabin ou encore de Solovay-Strassen

La théorie des codes correcteurs, visant à assurer non pas la sécurité mais la fiabilité, n'est pas en reste. La grande majorité des codes utilisés dans l'industrie font partie de la famille des codes cycliques s'appuyant sur divers groupes cycliques.

Théorème essentiel

Les groupes cycliques possèdent une structure simple à comprendre. Ils forment une structure telle que les puissances d'un élément, bien choisi, génèrent tout le groupe. Cette situation est illustrée dans la figure suivante, qui présentent les racines complexes de l'unité sur un cercle.

L'élément neutre est représenté par un point noir, un élément générateur peut être obtenu en prenant (par exemple) le premier élément en tournant vers la droite, le carré de cet élément générateur s'obtient en tournant toujours dans la même direction. Et ainsi de suite. L'élément n+1 est égal à l'élément 1, n+2 à l'élément 2, et ainsi de suite.

Cn sert à désigner, suivant la convention habituelle, le groupe cyclique d'ordre n.


GroupDiagramMiniC1.png
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C1 C2 C3 C4 C5 C6 C7 C8

La traduction en termes mathématiques est alors la suivante :

Ce théorème est important, car il démontre la simplicité d'un groupe cyclique. À la fois, ce groupe est unique pour un ordre donné et , qui plus est , sa structure est limpide. De ce théorème découlent immédiatement quelques corolaires :

Propriétés

Théorème chinois

Article détaillé : Théorème chinois.

Le théorème chinois permet la décomposition d'un groupe cyclique fini en groupes cycliques plus petits et , généralement, plus simples. Ce théorème est beaucoup utilisé en théorie algébrique des nombres et plus particulièrement en arithmétique modulaire. Il est aussi à la base de nombreux algorithmes de cryptographie, on peut citer par exemple celui qui est utilisé dans le cryptage RSA. En principe des groupes, le théorème s'énonce de la manière suivante :

Note : Si u et v ne sont pas premiers entre eux, alors le groupe produit ne contient pas d'élément d'ordre supérieur au ppcm de u et de v. Ce groupe n'est par conséquent pas isomorphe au groupe cyclique d'ordre u. v.

Ce théorème entraine une décomposition unique d'un groupe cyclique en facteurs premiers, si n est l'ordre du groupe alors le théorème essentiel de l'arithmétique montre que n se décompose de la manière unique suivante :

n = \prod_{i=1}ˆk p_iˆ{\alpha_i}\;

Ou (pi) est une famille de k nombres premiers tous différents et αi des entiers supérieurs ou égaux à un. Les puissances des nombres premiers du produit sont tous premiers entre eux. Une simple récurrence montre :

Indicatrice d'Euler

Article détaillé : Indicatrice d'Euler.

Le nombre d'éléments générateurs d'un groupe cyclique correspond à une question importante. Elle intervient par exemple dans les calculs de déterminations des polynômes cyclotomiques ou dans la fonction zêta de Riemann. Cette fonction est généralement notée φ et si n est un entier, φ (n) sert à désigner le nombre d'éléments générateurs d'un groupe cyclique d'ordre n.

La valeur de l'indicatrice d'Euler s'obtient par l'expression de l'ordre u du groupe donnée par le théorème essentiel de l'arithmétique :

\text{Si}\;u=\prod_{i=1}ˆq p_iˆ{k_i}\quad \text{alors} \quad \varphi (u)=\prod_{i=1}ˆq (p_i-1).p_iˆ{k_i-1}

Dans la formule, pi sert à désigner un nombre premier et ki un entier strictement positif. Une démonstration est proposée dans l'article détaillé.

Dans le groupe cyclique Z/nZ, si on note ses éléments {0,  1,  2, ...,  n-1}, alors les générateurs sont les k qui sont premiers avec n et leur nombre est une autre définition de l'indicatrice d'Euler.

Morphisme

Endomorphisme

Soit G un groupe cyclique d'ordre n, g un générateur et ψ un endomorphisme. La structure de G est entièrement déterminée par l'élément g. En conséquence, ψ est entièrement déterminé par l'image de g.

Soit p l'entier tel que ψ (g) = g p.

Réciproquement, si p est un entier (que on peut choisir entre 1 et n), alors l'application ψ qui à gk associe g p. k définit un endomorphisme.

En effet :

\forall k,l\in \mathbb{Z} \quad \psi(gˆ{k+l})=gˆ{p(k+l)}=gˆ{pk}.gˆ{pl}=\psi(gˆk).\psi(gˆl)

On en déduit les premières propriétés sur les endomorphismes des groupes cycliques :

L'analyse de la fonction indicatrice d'Euler montre que :

On peut remarquer, dans le cas où la totalité d'arrivée est différent de la totalité de départ, que si le groupe de départ est cyclique, alors l'image du morphisme est aussi cyclique.

Caractère

Article détaillé : Caractère d'un groupe fini.

Un caractère est un morphisme d'un groupe dans le groupe multiplicatif (C*, ·) des éléments non-nuls du corps des nombres complexes. Cette notion est au cœur d'une théorie importante, celle des représentations d'un groupe fini.

En conséquence, tout caractère a pour image un groupe, sous-groupe de la totalité des racines nièmes de l'unité, où n est le cardinal du groupe. Qui plus est , la totalité des racines nièmes de l'unité forme un groupe cyclique.

\forall m\in \mathbb{Z} \quad \psi(gˆm)=rˆm

Voir aussi

Notes

  1. Un groupe cyclique n'est par conséquent pas obligatoirement fini, cf résumé introductif ci-dessus, lien externe ci-dessous, et Roger Godement, Cours d'algèbre, Hermann (1966) p. 121

Liens externes

Références

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 10/03/2010.
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